8 Juillet 2021
Masque qui détecte le Covid-19 chez son porteur
Masque qui détecte le Covid-19 chez son porteur

Ce masque détecte le Covid-19 chez son porteur

🦠 Covid-19

Des chercheurs du MIT et de Harvard ont crée un masque qui détecte le Covid-19 grâce à des biocapteurs intérieurs.
Le Covid-19 fait malheureusement toujours partie de notre quotidien. Le dépistage de nouveaux cas est toujours un problème majeur de la gestion de la pandémie, surtout avec l’arrivée de nouveaux variants. Le défi est de pouvoir dépister le coronavirus, avant même le déclenchement des symptômes classiques (fièvre, toux, courbatures, etc…). Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’université d’Harvard ont conçu un masque capable de détecter si son porteur est infecté ou non par le coronavirus. 

Des détecteurs biologiques intégrés au masque


Depuis plusieurs années, les équipes du MIT travaillent sur des petits détecteurs biologiques qui reconnaissent des acides nucléiques bactériens ou viraux, mais également des toxines. Ils se basent sur une nouvelle technologie baptisée wFDCF, “wearable freeze-dried cell-free”. Les molécules contenues dans ces détecteurs contiennent des molécules. Lorsque celles-ci interagissent avec leur cible, elles produisent un signal coloré visible à l’œil nu ou grâce à un spectromètre. Ces détecteurs, ou biocapteurs, prennent la forme de petites pastilles lyophilisées entourées d’une couche de silicone. C’est le contact avec l’eau qui va les activer.
Pour détecter le Covid-19 chez le porteur, les scientifiques ont placé les biocapteurs à l’intérieur d’un masque qui contient aussi un réservoir d’eau. Pour être dépisté, le porteur doit appuyer sur un bouton qui active le dispositif. Le masque doit être porté pendant 90 minutes pour obtenir un résultat fiable. Il s’affichera alors à l’intérieur du masque, pour plus de confidentialité. Selon plusieurs auteurs de l’étude, ces détecteurs intégrés au masque sont aussi sensibles que les tests PCR mais ont la rapidité des tests antigéniques.

Pour le moment cependant, les tests n’ont été effectués que sur un mannequin avec un système de respiration artificielle. S’il est efficient, ce dispositif pourrait être utilisé pour la détection de maladies comme Zika ou Ebola.