25 Février 2021
Aleph Farms : Un steak de faux-filet cultivé en laboratoire

🥩 Un steak de faux-filet cultivé en laboratoire

🥗 Food

La société israélienne Aleph Farms a réussi à cultiver en laboratoire un faux-filet. Une viande imprimée en 3D à partir de cellules animales. 

Et s’il était bientôt possible

On parle bien de viande, et non pas de steak végétal ou autre substitut. Après plusieurs années de recherches, la société israélienne Aleph Farms et Technion, l’institut technologique d’Israël, ont réussi à produire un morceau de faux-filet. La seule différence avec les pièces achetées chez le boucher, c’est qu’

De la viande de laboratoire qui ressemble à celle du boucher 

Le procédé peut paraître surprenant, mais il n’est pas récent. Depuis plusieurs années déjà, la chirurgie utilise l’impression de tissus pour les greffes de peau. Aleph Farms prélève les cellules nécessaires sur des bœufs en bonne santé, sans les abattre. La société l’assure, aucun sérum n’est prélevé sur un animal mort. Les cellules microscopiques vont proliférer dans des incubateurs en laboratoire. Elles vont lentement former du tissu musculaire par un phénomène de régénération qui existe au sein de l’animal. Le tout étant 100% comestible. Aleph Farms ne modifie pas génétiquement sa viande, il n’y pas non plus d’immortalisation, c’est-à-dire que les cellules ne se reproduisent pas indéfiniment. Il faut 3 à 4 semaines pour produire un morceau de viande en laboratoire, quand il faut 2 années pour la viande industrielle traditionnelle. 

Il y a 2 ans, la société avait réussi à cultiver un steak fin grâce à une méthode similaire. Mais l”utilisation d’une bio-impression 3D lui permet aujourd’hui d’avoir un produit plus épais. Une viande dans laquelle on peut sentir le gras, les nerfs, les fibres, qui ressemble en tout point à une viande de boucher. Aleph Farms peut désormer produire n’importe quelle pièce de bœuf. Elle prévoit d’élargir son son catalogue de produits carnés. 

Il faudra attendre encore deux à trois années pour que cette viande soit commercialiséeReste maintenant à savoir si nous sommes prêts à ingérer de la viande cultivée en laboratoire.