29 Septembre 2020
Gennaris oeil bionique
Gennaris oeil bionique

👁 Le premier oeil bionique au monde bientĂŽt testĂ© sur un humain ?

💡 Innovation

Des mĂ©decins se prĂ©parent Ă  implanter le premier Ɠil bionique humain au monde. Une Ă©quipe de chercheurs de l’universitĂ© Monash de Melbourne, en Australie, a construit un dispositif bionique qui, selon eux, peut rendre la vue aux aveugles et potentiellement, traiter des paralysies.

Qu’entend ton par oeil bionique ? Comme le rapporte TechCrunch, il s’agit essentiellement de composants Ă©lectroniques, comme ceux d’un smartphone, combinĂ©s Ă  des micro Ă©lectrodes implantĂ©es dans le cerveau. Le tout compose un systĂšme de vision bionique appelĂ© «  Gennaris ». Il est aussi dotĂ© d’un casque sur mesure Ă©quipĂ© d’une camĂ©ra et d’un Ă©metteur sans fil. Une fois activĂ©, une unitĂ© traite les donnĂ©es avant de les transmettre au cerveau.

Un projet qui date


Le projet a commencĂ© il y a plus de dix ans. L’objectif est de contourner les nerfs optiques endommagĂ©s pour permettre aux signaux d’ĂȘtre transmis de la rĂ©tine au centre de vision du cerveau.

« Notre conception crĂ©e un motif visuel Ă  partir de combinaisons de 172 points de lumiĂšre (phosphĂšnes) qui fournit des informations permettant Ă  l’individu de naviguer dans les environnements intĂ©rieurs et extĂ©rieurs, et de reconnaĂźtre la prĂ©sence de personnes et d’objets autour de lui », a dĂ©clarĂ© Arthur Lowery, professeur au dĂ©partement d’ingĂ©nierie des systĂšmes Ă©lectriques et informatiques de l’universitĂ© Monash.

Les chercheurs espÚrent également faire usage de le systÚme pour aider les personnes souffrant de troubles neurologiques incurables, tels que la paralysie des membres, à retrouver leur mobilité.

Des premiers tests concluants (avant de tester sur l’homme)


Un essai rĂ©alisĂ© en juillet a montrĂ© que Gennaris pouvait ĂȘtre transplantĂ© en toute sĂ©curitĂ© dans le cerveau de
 moutons. En rĂ©sumĂ©, ils ont Ă©prpuvĂ© un cumul de 2 700 heures de stimulation, sans aucun effet nĂ©faste sur la santĂ©. Le systĂšme a donc dĂ©jĂ  fait ses preuves dans des Ă©tudes prĂ©cliniques. Les chercheurs prĂ©parent actuellement un premier essai clinique sur l’homme qui aura lieu Ă  Melbourne. MĂȘme si on ne sait pas quand.

Cela n’est pas sans rappeler la technologie d’implant cĂ©rĂ©bral de la sociĂ©tĂ© Neuralink, rĂ©cemment prĂ©sentĂ© par Elon Musk et qui souhaite adresser des problĂšmes cĂ©rĂ©braux similaires, comme la cĂ©citĂ© et la paralysie. Affaire Ă  suivre.