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Société · impact

Découvrez Manta, le premier bateau nettoyeur des mers

Le navigateur français Yvan Bourgnon a développé le projet “Manta”, un catamaran chargé de ramasser les déchets plastiques présents dans les océans. 

 

La pollution des océans, c’est 17 tonnes déversées chaque minute, et entre 9 et 12 millions de tonnes par an. Entre 2013 et 2015, le navigateur Yvan Bourgnon fait le tour du monde en catamaran non habitable. Il se rend compte de la proportion que prend la pollution plastique. En revenant, il décide de s’engager dans la lutte contre la pollution plastique et lance l’association The SeaCleaners basée à La Trinité-sur-Mer dans le Morbihan. Il se lance dans la construction du premier bateau nettoyeur des mers, le Manta.  Ce catamaran est capable de récolter les plastiques d’au moins 10 mm flottant sur les océans. 

 

5000 à 10 000 tonnes de déchets par an 

 

Le catamaran mesure 56,5 mètres et fait 1900 tonnes. Sa mission est de recueillir les déchets en mer, de les trier, de ramener à terre ceux qui seront en état d’être recyclés. Les autres seront brûlés par un procédé de pyrolyse. Le gaz qui sera dégagé alimentera en énergie le bateau. Des panneaux solaires, des éoliennes, des hydro-générateurs qui viendront compléter devraient permettre d’alimenter jusqu’à 70% le bateau. 

 

Le catamaran qui est pour le moment au stade de prototype devrait traiter 5000 à 10 000 tonnes de déchets plastiques par an, en Asie, en Afrique et en Amérique du Nord. Pour collecter les déchets, il sera équipé de trois chaluts à l’arrière du bateau, de deux grues pour les gros déchets comme les filets dérivants, de tapis roulants sous la plateforme. Deux petits bateaux appelés Mobula ramasseront les déchets et les hydrocarbures dans des zones peu accessibles : ports, fleuves, rivières. 

 

Six à dix chercheurs internationaux seront accueillis en permanence. Ils auront des salles de travail à disposition, deux laboratoires (un “sec” et un “humide”) et tous les équipements océanographiques nécessaires pour les missions de géolocalisation, de quantification et de caractérisation des déchets. L’ensemble des données seront en open data, à disposition. A chaque escale, des conférences seront également ouvertes au public. 

 

L’association SeaCleaners a réuni 10 millions d’euros sur les 30 millions nécessaires. Le Manta devrait voguer sur les océans dès 2024.

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